Olivier Jonvaux


1986, Strasbourg. tél / mail
Vit et travaille à Saint-Ouen (93).

  • Jeunes Création 69

    Fondation Fiminco, Romainville (FR)

  • Une vraie déviation et rien d’autre

    22 juin 2019, Mains d’Œuvres, Saint-Ouen (FR)

  • Saturnales invaincues

    du 16 au 20 décembre 2018
    atelier Julia Borderie, Paris (FR)

  • Résidence à l’EMBAC

    (École Municipale des Beaux-Arts de Châteauroux), 2018

Le travail d’Olivier Jonvaux explore la vie des objets, de leur création à leur destruction, par l’emploi d’une multiplicité de médiums. L’utilisation d’argile, ciment, papier, pâte à modeler, se complète d’une dimension immatérielle par le biais de la modélisation 3D. Dans ses installations, sculptures, et vidéos d’animations, il détourne les caractéristiques des objets, pour mieux les extraire de leur attribution ou de leur origine.

La réitération de formes banales, prélevées de son quotidien, se joue du statut de l’œuvre par une indétermination recherchée. Qu’il soit réel ou virtuel, l’artiste bouscule notre relation au monde par une réflexion sur sa fétichisation, sa stabilité supposée et à ses modes de circulation.

2019, Jeune Création 69, Tatiana Marushchak

Big B B Crunch — 2018, vidéo 1 seconde, boucle, stéréo.

 

Utah teapot, Olivier Jonvaux

Utah teapot — 2018, théières, tasses, soucoupes et cuillères en porcelaine, faïence et grès, émaillé et biscuité, dimensions variables. Vue d’exposition : School House Funk, exposition personnelle, EMBAC Châteauroux, en partenariat avec EMMAÜS INDRE.

Dim. 8 Décembre
Lune: 86.9 %
Utah teapot, Olivier Jonvaux

Utah teapot — 2018, théières, tasses, soucoupes et cuillères en porcelaine, faïence et grès, émaillé et biscuité, dimensions variables.

Utah teapot, Olivier Jonvaux

Utah teapot — 2018, théières, tasses, soucoupes et cuillères en porcelaine, faïence et grès, émaillé et biscuité, dimensions variables.

Célibataire et libre comme l’air, Olivier Jonvaux

Célibataire et libre comme l’air — 2018, dessin au feutre et peinture acrylique sur bois de récupération, 25 × 25 cm.

 

Nine ways to destroy things, Olivier Jonvaux

Nine ways to destroy things — 2017, bois, alginate, peinture acrylique, PLASTIROC®, sable, silicone, plomb, terre cuite, PLASTILINE®, 80 × 50 × 50 cm.

Nine ways to destroy things

Quelle déformation est à l’œuvre dans le travail de transposition d’une image en sa réalisation sculpturale ? Que fait-il subir à la matière, à l’objet, au projet même ? Est-ce que l’œuvre pourrait se situer dans cette différence inframince, pour reprendre un terme duchampien, entre une œuvre et sa répétition ? Tout le travail d’Olivier Jonvaux s’articule autour de ces questionnements. Un sac à dos en pâte à modeler réalisé pour une exposition se trouve être très légèrement différent du même sac à dos, fait avec la même pâte à modeler, quelques mois plus tard, pour une nouvelle exposition (Prisme, 2015). En effet, les pigments de la pâte se sont entre-temps mêlés et la matière picturale est devenue le témoin des différentes occurrences de la sculpture.

Reprenant des formes quotidiennes et familières (sac à dos, cafetière, chat, cabine de douche…), l’artiste les fait circuler sous différentes matérialités. De la pâte à modeler donc, à l’image 3D, en passant par l’installation et la signification de l’absence, les mêmes formes naviguent d’un médium à l’autre. Mein Blue (2015) est une vidéo d’images 3D totalement bleue (la couleur par défaut dans les logiciels) où l’on observe une série d’objets – présents dans l’atelier de l’artiste – placés sur un train en circulation. Or l’artiste a recréé tous les éléments de la vidéo en sculptures de papier (Pepakura Pantin, 2015). Présentées ensemble, ces deux œuvres obligent le spectateur à naviguer d’une forme à l’autre, ne sachant plus ce qui fut le modèle – la fiction ou l’objet réel ? 9 manières de détruire les choses (en cours) ne déroge pas à la règle. À partir d’une vidéo de tutorat trouvée sur Internet expliquant 9 façons d’anéantir des objets dans un univers virtuel (3D), Jonvaux crée une série de sculptures portant sur ces fameuses manières de détruire la matière. Aussi ramène-t-il le virtuel (censé imiter le réel à la perfection) au réel – à la sculpture – mais pour mieux l’anéantir. Les matériaux comme le public se trouvent pris en étau dans une inquiétante répétition.

2016, Sophie Lapalu, Aide individuel à la création, DRAC Île-de-France

Saint-Ouen
légère pluie
humidité : 58%
10.0°
10.0° / 9.9°
9 déc. 8.5°
10 déc. 7.9°
11 déc. 8.9°
12 déc. 8.0°
13 déc. 8.3°
Nine ways to destroy things, Olivier Jonvaux

Nine ways to destroy things — 2017, matériaux divers, dimensions variables.

Nine ways to destroy things (détail) — 2017, étain, silicone, carton, laiton, pâte à modeler.

 

Prisme, Olivier Jonvaux

Prisme — 2015/18, pâte à modeler et fil de fer. Vue d’exposition : 2015, Basis, Francfort.

Mein blue — 2015, vidéo 9 min, boucle, stéréo.

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À propos des rêves et des objets en mouvements – 2016, Olivier Jonvaux en conversation avec Elodie Gallina, chargée des projets internationaux du CEAAC (Centre européen d’actions artistiques contemporaines) et Christine Taxer, commissaire d’exposition AIR Frankfurt
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SketchUp/Down Code. Une esthétique de l’épuisement — 2015, Marion Zillio.
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Prisme — 2015, CEAAC (Centre européen d’actions artistiques contemporaines).